Parce que les violences – intrafamiliales, conjugales, sexuelles, sur mineur-es – font partie des grands enjeux de santé territoriaux, la CPTS s’est engagée sur des interventions concrètes au bénéfice des publics concernés.
Nos enjeux : concevoir et mettre à disposition des professionnel-les des outils visant à l’amélioration des parcours d’accompagnement et d’orientation des personnes exposées aux violences, dans une logique à la fois préventive et interventionnelle.
Violences sur mineur-es : de quoi parle-t-on ?
Les violences envers les mineur-es regroupent l’ensemble des actes, volontaires ou négligences, susceptibles de porter atteinte à la santé, au développement ou à la dignité d’un enfant ou d’un-e adolescent-e. Elles peuvent prendre des formes multiples : violences physiques, psychologiques, sexuelles, verbales, carences éducatives ou affectives, exposition à des violences intrafamiliales, ou encore violences éducatives ordinaires. Ces situations ont des répercussions profondes sur le développement de l’enfant et des conséquences à l’âge adulte. La majorité de ces violences ayant lieu dans le cercle familial ou dans l’entourage proche, elles sont souvent difficiles à repérer. Cette invisibilisation contribue à leur persistance et renforce la nécessité d’une vigilance collective.
Le rôle des professionnel-les de santé sur la question des violences
Les professionnel-les de santé occupent une place centrale dans le repérage et l’accompagnement des mineur-es exposé-es à des violences. Leur position d’interlocuteur-rices régulier-ères, la confiance qu’ils et elles peuvent instaurer avec les familles et les enfants, ainsi que leur approche globale de la santé constituent des leviers essentiels pour identifier des signes de maltraitance ou de danger.
Qu’il s’agisse de signes psychologiques, comportementaux ou somatiques, leur vigilance permet souvent de révéler des situations jusque-là invisibles. Au-delà du repérage, leur rôle consiste à écouter, protéger, orienter et, lorsque cela est nécessaire, signaler les situations préoccupantes aux autorités compétentes. Lorsqu’ils et elles sont formé-es, soutenu-es et outillé-es, les professionnel-les de santé contribuent de manière déterminante à la prévention des violences, à la protection des enfants et à la mise en place de parcours d’accompagnement adaptés à chaque situation.
La position de la CPTS
Le système de santé étant souvent un lieu privilégié d’expression, d’identification de ces situations et parfois de reproduction de ces violences, la CPTS considère qu’il est de sa responsabilité d’accompagner les professionnel-les dans leur rôle de repérage, de protection et d’orientation. Elle s’inscrit ainsi dans une logique d’amélioration de la qualité des soins en développant des outils, des ressources et des formations visant à faciliter les démarches des soignant-es, à renforcer la cohérence des actions interprofessionnelles et à favoriser une réponse coordonnée entre santé, social et structures spécialisées de protection de l’enfance.
La CPTS réaffirme son engagement à promouvoir un accompagnement bienveillant, protecteur et adapté pour les mineur-es victimes de violences, en soutenant les pratiques professionnelles et en renforçant les liens avec les partenaires du territoire.
Notre réponse
La CPTS de Pantin se positionne pour soutenir les soignant-es dans leurs pratiques quotidiennes en mettant à leur disposition des ressources opérationnelles. La CPTS souhaite ainsi valoriser les bonnes pratiques, faciliter les démarches de signalement et d’orientation, et améliorer la coordination entre professionnel-les de santé et structures spécialisées ou accueillant des mineur-es.